Volume 1 Numéro 3

Les grands chantiers

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La Commission scolaire des Patriotes doit couper 2,6 M$ pour l’année scolaire 2011-2012

De l'Écho des Patriotes - Volume 1 : Numéro 3

La Commission scolaire des Patriotes doit couper 2,6 M$ pour l’année scolaire 2011-2012

Afin de ne pas avoir à couper dans les services directs aux élèves, la direction générale, les directions des services et des établissements ont dû faire preuve d’imagination et de réflexion pour trouver des dépenses à couper.

En avril dernier, les commissions scolaires du Québec ont appris en catastrophe qu’elles devaient couper 110 millions dans leurs budgets pour l’année 2011-2012. À la CSP, cela représente des coupures de 2,6 millions de dollars. Afin de ne pas avoir à couper dans les services directs aux élèves, la direction générale, les directions des services et des établissements ont dû faire preuve d’imagination et de réflexion pour trouver des dépenses à couper. Plusieurs comités ainsi que le Conseil des commissaires ont aussi été mis à contribution.

L’exercice est particulièrement douloureux puisque l’an dernier, une première série de coupures avaient été imposées et nous avions dû réduire les frais de formation, de déplacement et de publicité de 25 % et entreprendre des mesures afin de diminuer de 10 % les frais administratifs. Dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile de trouver des coupures qui n’ont pas, indirectement, un effet sur les élèves. Rappelons ici que la CSP est l’une des commissions scolaires du Québec ayant déjà les frais administratifs les plus bas, puisqu’elle y consacre 4,5 % de son budget.

Par ailleurs, ces coupures s’inscrivent dans un contexte où il est demandé aux commissions scolaires de diplômer plus d’élèves.

La Commission scolaire des Patriotes déplore ce manque de vision. «À titre d’exemple, la CSP reçoit des sommes importantes pour l’achat de tableaux blancs interactifs (TIB) et d’ordinateurs pour les enseignants, mais ne reçoit pas les sommes nécessaires pour l’installation des tableaux… Dans un même souffle, il lui est demandé de couper dans le personnel technique qui donnera la formation nécessaire aux enseignants», déplore Normande Lemieux, directrice générale de la CSP.

Autre exemple, le MELS demande de hausser le nombre d’élèves diplômés en formation professionnelle. En même temps, il impose une baisse de financement de ce service qui réduit la capacité d’admission et augmente les listes d’attentes. Ce ne sont là que deux exemples...

L’effort demandé touchera l’ensemble des entités administratives incluant tout particulièrement le centre administratif qui assure des services pour l’ensemble de du réseau scolaire. «En effet, lorsqu’un enseignant se présente devant sa classe, beaucoup d’autres tâches ont dû être réalisées au préalable. C’est donc pourquoi nos enseignants sont entourés de professionnels, de techniciens et de personnel de soutien qui s’occupent de beaucoup de tâches connexes, par exemple, l’organisation du transport des élèves vers l’école, le paiement des factures et le suivi des budgets, l’entretien et la rénovation des écoles, ou encore, l’émission des chèques de paye pour les 2 197 enseignants et 2 085 autres membres du personnel», indique madame Hélène Roberge, présidente de la Commission scolaire des Patriotes.

Selon elle, il va être de plus en plus difficile avec ces nouvelles coupures de continuer à assurer ces services sans transférer une partie des tâches administratives vers les écoles, alors que la Commission scolaire souhaite que leur priorité demeure la pédagogie et les services aux élèves.

Au cours des dernières semaines, la Direction générale a exploré toutes les avenues possibles pour effectuer les coupures demandées. Quelques pistes intéressantes ont été trouvées permettant de récupérer 1 M$.

Il reste 1,6 M$ à retirer du budget afin d’atteindre l’équilibre budgétaire ministériel. De ce montant, 210 000 $ seront entre autres coupés dans les frais administratifs et 255 000 $ toucheront directement l’enveloppe accordée à la formation professionnelle et à la formation générale aux adultes.

Les surplus

La Commission scolaire des Patriotes prévoit utiliser ses surplus. Selon la loi, elle ne peut toutefois pas prendre plus de 10 % de ce montant. «Un surplus, ça ne dure pas 20 ans. Il fond au fur et à mesure, alors on ne peut pas se fier juste là-dessus. Il ne faut pas oublier non plus que certaines écoles ont besoin de financement pour réaliser des projets qui leur demandent de déborder de leurs budgets et que les surplus doivent aussi servir à cela», précise Mme Lemieux.

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