Volume 2 Numéro 2

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La CSP pour Joseph Atalla : une organisation humaine, efficace et transparente

De l'Écho des Patriotes - Volume 2 : Numéro 2

La CSP pour Joseph Atalla : une organisation humaine, efficace et transparente

Joseph Atalla fait partie de la Direction générale de la CSP depuis son arrivée de la Commission scolaire de Montréal en 2006.

Depuis le 9 janvier dernier, Joseph Atalla exerce les fonctions de directeur général de la Commission scolaire des Patriotes. C’est à ce moment-là qu’il aménageait dans le bureau voisin pour assumer la responsabilité d’un réseau de 64 établissements scolaires, qui compte près de 30 500 élèves et quelque 4 000 employés. 

Loin d’être dépaysé, il connait très bien les rouages, les pratiques et la culture administrative de la CSP, puisqu'il a été directeur général adjoint depuis son arrivée de la CSDM, en mars 2006. La différence, c’est qu’il est maintenant imputable de l’organisation. La personne en bout de ligne de la chaîne décisionnelle, c’est lui!

« Pendant près de 6 ans, j’ai participé au processus décisionnel. Maintenant, je suis responsable d’une décision prise par la Commission scolaire, ne serait-ce que la fermeture d’une école en raison d’une panne d’électricité, comme c’est arrivé en début janvier », indique M. Atalla.

« Je m’étais préparé à vivre ce changement, un peu comme un directeur adjoint qui devient directeur d’école. Cependant, même si on a une bonne idée de la fonction, ce n’est jamais pareil quand on vit la transition. Il y a une période d’adaptation normale à traverser. Par exemple, je réalise que le niveau de sollicitation extérieure est très élevé, que ce soit de la part du MELS, des villes ou de nos partenaires. Également, pour la première fois de ma carrière, j’ai pour supérieur immédiat un ensemble de 27 personnes», confie-t-il, ajoutant qu’il est le seul employé direct du Conseil des commissaires, avec qui il a toujours entretenu d’excellentes relations. « Ma décision de postuler était aussi influencée, dans un certain sens, de ma connaissance du Conseil, de la présidente et  des commissaires. »

Ce nouveau défi se pointe dans un contexte politique particulier, marqué par des compressions budgétaires qui se succèdent et des rumeurs persistantes au sujet de l’avenir des commissions scolaires. Cette période d’incertitude ne l’indispose pas vraiment. « Si je ne croyais pas à la pertinence des commissions scolaires, je n’aurais pas postulé » confie-t-il.

Vision et valeurs

Au cours des dernières semaines, Joseph Atalla s’est adressé aux membres du Conseil des commissaires, aux cadres de la Commission scolaire, aux employés du centre administratif, ainsi qu’aux représentants syndicaux, afin de présenter sa vision à titre de directeur général de la CSP. Cette vision s’inspire essentiellement de trois valeurs principales: le respect, la rigueur et l’honnêteté.

« Le respect, c’est la base quand on œuvre dans un domaine où la dimension humaine doit occuper une très grande place. On travaille avec des personnes, pas dans une chaîne de montage. Il ne faut pas oublier qu’une commission rend différents services, que ce soit dans les établissements ou au centre administratif, sans jamais perdre de vue que nous sommes là pour les élèves. Sans eux, nous n’avons pas de raison d’être. Ceci dit, la rigueur est également de mise. Il faut toujours avoir la certitude qu’on a fait le mieux qu’on pouvait, qu’on a donné le meilleur de soi-même. Il faut viser l’efficacité, l’efficience et la cohérence. Il ne faut pas craindre de se remettre en question et de se demander si nos actions apportent quelque chose, donnent les résultats souhaités. Il faut aussi se demander si on fait le maximum avec les ressources dont on dispose. Finalement, notre démarche doit se faire de façon honnête, claire et transparente.», précise le DG de la CSP, affirmant qu’il est exigeant pour lui et pour ceux qui l’entourent, mais que ses attentes demeurent réalistes.

Trois priorités

M. Atalla entreprend ce mandat qui lui est confié en établissant trois priorités : assurer la mise en œuvre et la réalisation de la convention de partenariat et des conventions de gestion et de réussite éducative, favoriser le rapprochement des établissements avec le centre administratif et rapprocher la Commission scolaire de ses partenaires sur son territoire.

« Les conventions de gestion et de réussite éducative sont les instruments avec lesquels on va assurer une plus grande réussite des élèves. C’est clair qu’on doit voir à leur réalisation pour atteindre les objectifs visés. La LIP été modifié et cette réalité sera présente jusqu’en 2020. Par ailleurs, on a tous à gagner à ce que les établissements et le centre administratif connaissent mieux le rôle de chacun. Ici à la CSP, il n’y a pas fossé entre les deux, mais il y a des gestes à poser pour que l’un puisse comprendre davantage les services que l’autre peut lui rendre. En ce qui concerne la troisième priorité, la Commission scolaire doit être plus présente avec ses partenaires, que ce soit les municipalités, les CSSS et les organismes présents dans la communauté. Les écoles vivent ce rapprochement et la Commission scolaire doit faire la même chose », explique M. Atalla.

Parmi les gros dossiers à gérer au cours des prochains mois, on note particulièrement le réaménagement du centre administratif (autre texte),ainsi que les compressions budgétaires imposées par le MELS. « J’insiste sur le fait que le coût des travaux qui seront effectués au centre administratif n’aura aucun impact sur le budget dans les écoles et les centres. Quant à l’annonce du MELS des compressions et des dépenses supplémentaires, environ 2 M$ par année au total à la CSP, il a déjà été décidé, dans une première phase de compressions, que des sommes de ristournes de taxes, estimées à 600 000$, ne seront plus retournées dans les écoles et services du centre administratif. Il reste donc 1,4 M$ à aller chercher en dépenses administratives. Chaque unité administrative doit faire sa part. . Le Conseil des commissaires aura à adopter la deuxième phase des compressions budgétaires d’ici la fin de la présente année scolaire », de conclure le nouveau grand patron de la Commission scolaire des Patriotes.

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