Volume 2 Numéro 4

De profil et de face

Le babillard

D’une main à l’autre, le flambeau est toujours bien haut au Secrétariat général

De l'Écho des Patriotes - Volume 2 : Numéro 4

D’une main à l’autre, le flambeau est toujours bien haut au Secrétariat général

Alain Gauthier, Catherine Houpert et Pat Éthique, la mascotte du service

En juillet 2004, la carrière d’Alain Gauthier bascule d’un univers à l’autre. Après une épopée d’une vingtaine d’années à la Commission scolaire Kativik qui  dessert toutes les communautés inuites du territoire de l’Arctique québécois, il apporte son bagage d’expérience de secrétaire général à la Commission scolaire des Patriotes, petit territoire coincé entre une rivière et un fleuve sur lequel  s’entassent quelque 21 municipalités. Mêmes fonctions, deux mondes…

Le 6 jullet prochain, il mettra un point final à sa vie professionnelle qui a débuté dans une firme d’avocats, alors qu'il était fraîchement sorti de la faculté de droit de l’Université de Montréal en 1977. Il laisse la Commission scolaire des Patriotes, mais surtout les membres de son équipe avec qui il partage son quotidien depuis huit ans.  Pour sa succession, il partira la tête en paix. La relève a été soigneusement préparée. Nommée directrice adjointe du SGC en 2007, Catherine Houpert est fin prête à exercer les fonctions de secrétaire générale, et ce, à compter du 7 juillet. La transmission du flambeau s’effectue dans les règles de l’art et dans un esprit de continuité.

«Quand on quitte son poste, on est toujours préoccupé de ce qu’il en adviendra, qui nous remplacera, du sort de ce qui est devenu notre monde et nos dossiers. La nomination de Catherine, déjà une contributrice de premier plan au développement du SGC et de la Commission scolaire, assure un bel avenir», confie Alain Gauthier, dont la vision à long terme pour la direction du service apporte aujourd’hui des résultats concrets. «Dès l’ouverture du poste d’adjoint à la direction, je pensais à la succession au poste de secrétaire général. Lors de son engagement, j’étais convaincu que nous étions tombés sur une perle rare. Ma préoccupation était de ne pas la perdre. Des firmes d’avocats ou d’autres commissions scolaires auraient pu venir la chercher. Je voulais qu’elle fasse son nid et qu’elle veuille rester.»

Si la préparation de la relève est si importante pour lui, c’est qu’il se rappelle, comme si c’était hier, de sa première année aux Patriotes, marquée notamment par trois fermetures d’école et un Conseil des commissaires alors divisé. «L’adaptation n’a pas été facile. Déjà, le milieu et la culture administrative étaient complètement différents de ce que j’avais connu à Kativik. De plus, les enjeux étaient majeurs et la tension était forte. J’ai connu des périodes d’incertitude, mais avec le temps j’ai réalisé que j’aimais la manière dont le travail se fait aux Patriotes. Après un an, Kativik m’a demandé de retourner, mais j’ai décidé de relever le défi à la CSP. J’en suis bien heureux aujourd’hui.»

Avec le recul, il constate que les commissions scolaires Kativik et Patriotes ressortent nettement du lot. Toutes deux sont uniques en leur genre, l’une par son tissu social et culturel, l’autre par sa façon de penser et de faire. Mais dans les deux cas, ce sont les gens qui la composent qui font la grande différence. «C’est le monde qui fait l’organisation. On attire des gens intéressants. Même parmi ceux qui partent, il y en a qui reviennent.»

Ce dont il est le plus fier, ce sont les gens de son service qui, pour la plupart, accomplissent un travail indispensable qui passe trop souvent  inaperçu. Que ce soit le volet juridique où plusieurs dossiers ont des conséquences déterminantes, la gestion des archives qui traite de mille et un dossiers, ainsi que le secteur des communications qui a beaucoup évolué depuis son arrivée, le travail effectué dans son service gagne beaucoup à être connu. «Ils ne sont pas seulement beaux et intelligents. Ensemble, ils accomplissent chaque semaine un travail extraordinaire. Malheureusement, et c’est vrai pour tous les services administratifs, cette réalité est méconnue. C’était déjà une très belle équipe lorsque je suis arrivé en 2004. Elle s’est enrichie depuis avec de nouvelles personnes formidables. C’est une équipe gagnante très motivante.»

En effet, le Service du secrétariat général et des communications couvre plusieurs aspects. Très proche de la Direction générale, en service aux établissements et à toutes les unités administratives, il touche aussi le milieu politique, les médias et la population. Alain Gauthier sourit quand il réalise l’évolution du service depuis huit ans : le soutien juridique est devenu un service  assumé en très grande partie à l’interne par la Commission scolaire, le traitement des plaintes ou demandes d’assistance des parents est confié à un nouvel agent de liaison, la gestion électronique des documents a été implantée,  la couverture médiatique a augmenté à un point tel qu’elle comprend plus de 400 articles par année en très grande majorité positifs, l’image de la Commission scolaire a été transformée et dispose d’une identité visuelle distinctive, et le projet des sites Web  a été réalisé pour donner aux écoles un outil de communication indispensable de grande qualité. Bien sûr, il y en a beaucoup d’autres…

Ce dont il s’ennuiera le moins?  Les interminables problèmes de circulation, en particulier, la 20, le Pont Mercier et la 30, qui prolongent sa journée de quelques heures.  Comment envisage-t-il sa retraite? Pour répondre, il se réfère à ce qu’il apprécie beaucoup dans la vie, la nature. «Je pense au renard roux qui par un beau matin traversait comme une fusée la montée Sabourin sur mon itinéraire. Après quoi courrait-il et l’a-t-il attrapé? Je ne sais pas, mais l’empreinte de cette image magnifique reste dans ma mémoire. Dorénavant, moi je courrai moins et après autre chose que le temps.»

 


Service du secrétariat général et des communications

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