Volume 3 Numéro 3

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Après le tableau blanc interactif, voici la table interactive

De l'Écho des Patriotes - Volume 3 : Numéro 3

Après le tableau blanc interactif, voici la table interactive

Des professeurs se familiarisent avec l’utilisation d’une table interactive.

Les tableaux blancs interactifs (TBI) sont de plus en plus utilisés dans les écoles et suscitent un vif intérêt de la part des jeunes. Intégrés dans 62 % des locaux de la CSP, les TBI offrent de nouvelles façons de faire pour enseigner la matière. Mais aux côtés du tableau interactif, on retrouve désormais la table interactive. Cette table numérique de 48 pouces sur 30 pouces permet à six personnes de s’attabler pour participer à divers projets pédagogiques en mode numérique. Son but : favoriser la coopération entre les jeunes.

Munie de six postes de travail auxquels les gens peuvent se connecter comme ils le font avec un ordinateur, la table numérique permet à six personnes d’interagir pour produire un projet d’équipe, partager des ressources via Internet ou simplement jouer à des jeux de société, comme celui des Serpents et échelles ou un jeu d’échecs. Quelque 300 activités sont déjà programmées et chaque participant peut en créer de nouvelles ou en partager au moyen d’un site Web commun.

Une première au Québec à l’école Du Moulin

Conçue en Angleterre, la table interactive est encore peu connue au Québec. C’est en lisant sur le sujet que Paul Chaballe, un enseignant de l’école Du Moulin, a demandé au Service des ressources informatiques d’établir un lien avec le fournisseur afin de pouvoir essayer l’appareil. Celui-ci a accepté de prêter gratuitement la table interactive pour une période de trois mois. Depuis mars 2013, l’école Du Moulin est la première école au Québec dotée d’une table interactive. Placée dans le local d’informatique, cette table, qui peut servir autant pour des activités de loisir que pour des projets pédagogiques, plaît énormément. « Les élèves y trouvent leur intérêt. Ils sont fascinés par la possibilité de travailler en équipe », précise Paul Chaballe. La table peut fonctionner sous Windows comme un ordinateur, avec ou sans fil, et les participants doivent s’identifier avant de commencer une activité.

Une grande variété d’activités à développer

Selon les projets proposés et développés par les enseignants, les jeunes se verront attribuer des tâches selon leur poste de travail. Par exemple, une équipe peut créer un bulletin d’information autour de la table où chaque élève assurera la fonction qui lui revient : rédacteur, directeur photo, programmeur, designer graphique, etc. Il est aussi possible de composer une pièce de musique commune et de l’enregistrer. Un exercice de géométrie à grande échelle peut également se faire. Le compas et les outils pour mesurer sont là, il ne reste qu’à faire les calculs.

Une surface dynamique

Les gens assis autour de cette table se transmettent des documents, des photos ou des vidéos d’un simple bout de doigt, comme le font les habitués des téléphones intelligents et des tablettes. « Le verre informatisé a toutes les composantes pour détecter la position des doigts. C’est comme un gros iPad que tout le monde se partage. Tout ce qu’on peut créer manuellement peut se reproduire sur la table », précise Michel Gauthier, directeur du Service des ressources informatiques.

Aussi fascinant que puisse être le projet, l’équipe d’enseignants de l’école Du Moulin est malgré tout encore en train d’apprivoiser l’appareil. La brève formation qu’ils ont eue n’était qu’un survol de toutes les possibilités offertes par la table interactive, et tout est à faire, à penser et à développer. « Il nous faudra plus de formation et de la documentation pour bien l’utiliser », constate Paul Chaballe. Son coût actuel très élevé, de l’ordre de 6 000 $, est un autre frein à l’engouement ressenti. Néanmoins, la table interactive a ce petit plus tant recherché au sein de la société, soit celui de favoriser la coopération.

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